La Mecque est une ville au Nord de la péninsule arabique, à 75 km de la Mer Rouge, elle abrite la Ka’ba dans son centre. La montagne d’Abû Qubays avec ses monticules de Safâ et Marwâ se situe à son Est. A l’Ouest se dresse la montagne Kayqaan, au Sud-ouest la montagne de Thawr et au Nord-est les montagnes de Hîrâ et de Sabir. Le Coran la décrit comme une ville bâtie sur “une vallée sans agriculture”. En effet son climat est aride.

La Mecque a plusieurs autres noms, les plus connus sont : “Makka al-Mukarrama”, “Bakka”, “Ummu al-Qurâ”, “al-Balad al-Amîn”.

Le Prophète Ibrâhîm a eu un fils, Ismâ’îl (p.s.e.), de sa deuxième épouse Hâjar, qui lui avait été présentée par sa première épouse Sara. Mais après la naissance de l’enfant, Sara, qui ne pouvait pas avoir d’enfant, demanda à Ibrâhîm d’éloigner la mère et le bébé de la maison. Le Prophète Ibrâhîm (p.s.l.), à la demande d’Allâh, les déposa à La Mecque et s’en alla..

Il leur rendit visite trois fois et ce fut lors de la dernière visite qu’il bâtit la Ka’ba avec son fils, sur les fondations que le Prophète Âdam (p.s.l.) avait déjà posées. Ensuite Ibrâhîm (p.s.l.) accomplit son hajj comme le lui a enseigné Jibrîl, puis il invita les gens à visiter La Mecque. Après avoir terminé sa mission il retourna en Palestine.

Les années suivantes, la tribu des Jurhum, originaire du Yémen, demanda à Hâjar l’autorisation de s’installer à La Mecque. Ismâ’îl se maria avec l’une de leurs filles et après le décès de son père il continua à s’occuper du pèlerinage et de son bon déroulement. Après son décès, les Jurhum servirent La Mecque avec justice jusqu’à ce que les Amalécites prennent le pouvoir.

Plus tard, à l’époque de Qusay ibn Kilâb, quatrième arrière grand-père de notre Prophète, la ville passa entre les mains des Quraysh et ils la servirent jusqu’à la conquête de La Mecque.

Les Mecquois étaient essentiellement des commerçants. En raison de la présence de la Ka’ba, la ville attiraient beaucoup de voyageurs ; son commerce était florissant. D’ailleurs, Abraha le gouverneur indépendant de l’Erythrée, régnant sur le Yémen, voulait empêcher l’affluence vers La Mecque. Il fit construire un temple à Sanaa et s’attendait à ce qu’il reçoive autant de monde. Mais lorsqu’il comprit qu’il n’atteindrait pas son but, il se mit en route avec une énorme armée d’éléphants pour détruire la Ka’ba.

A cette époque le chef de La Mecque et de Quraysh était ‘Abd al-Muttalîb, le grand père de notre Prophète (p.b.s.l.). Après avoir informé Abraha que le propriétaire de La Mecque protégerait sa ville il emmena son peuple sur les montagnes. L’armée était sur le point d’attaquer mais l’éléphant refusait de marcher sur la Ka’ba. A chaque fois qu’on le dirigeait dans cette direction il s’écroulait et se relevait pour faire demi-tour. Lorsque le troupeau arriva dans la vallée de Muhâsir, entre Muzdalifa et Mina, les oiseaux, appelés Abâbîl dans le Coran, attaquèrent avec des morceaux de braises. L’anéantissement de cette armée par ces nuées de pierres chaudes, marque l’histoire de La Mecque. C’est 55 jours après que Muhammad ait honoré la terre de sa naissance.

Notre Prophète (p.b.s.l.) a passé son enfance et sa jeunesse à La Mecque. Il reçut la première Révélation en l’an 610 et a invité à l’Islâm pendant 13 ans, à La Mecque. Sous l’oppression des négateurs, il fût contraint de partir à Médine en 622. Huit ans plus tard il revint pour conquérir La Mecque et la débarrasser des idoles. Après cela l’Islâm s’est répandue dans toute l’Arabie et continue de se répandre. Salut à Makka, la ville sainte…

LES MONTS DE SAFA ET MARWA
Le mont de Safâ se situe au Nord-Est de la Mosquée Sacrée, au pied de la montagne d’Abû Qubays. Quant au monticule de Marwâ, il est au Nord-Ouest de la Mosquée. Quatre cent mètres séparent ces deux élévations.
Il est écrit dans le Coran que : “La course entre Safâ et Marwâ fait partie des rites prescrits par Dieu. Celui qui accomplit le hajj à La Mecque ou seulement la ‘Omra peut sans inconvénient effectuer cette course. Dieu saura gré à quiconque se porte volontaire pour accomplir une oeuvre pie, car Il sait tout”. Comme nous pouvons le constater, les noms de Safâ et Marwâ sont cités dans le Coran. Notre mère Hâjar avait couru entre ces deux monticules pour trouver de quoi abreuver son enfant Ismâ’îl ; c’est pour commémorer ses efforts et sa recherche qu’aujourd’hui nous faisons le sa’y.

ZAMZAM
Le Prophète Ibrâhîm (p.s.l.) avait laissé son épouse et son enfant dans la vallée de La Mecque avec quelques provisions et de l’eau. Lorsqu’il ne leur restait plus rien à manger ni à boire, Hâjar se mît à chercher de l’eau tout autour d’elle, elle courut sept fois entre Safâ et Marwâ avant de voir la source d’eau jaillir juste à côté de son fils. Elle remercia Dieu et endigua l’eau avec des pierres et du sable pour la contenir tout en lui disant “zam,zam” c’est-à-dire “arrête-toi, arrête-toi”. L’eau a gardé ce nom depuis.
Le Zamzam est conditionné dans de grands thermos prévus à cet usage dans la Mosquée Sacrée. On peut aussi se servir à partir des robinets disposés en face de la porte de la Ka’ba ainsi qu’à côté de la maison dans laquelle est né le Prophète. Notre Prophète (p.b.s.l.) a dit à son sujet : “l’eau de Zamzam est utile à tout ce pour quoi elle est bue”

LA MAISON OU EST NE PROPHETE
La maison dans laquelle est né le Prophète (p.b.s.l.) appartenait à son grand-père qui l’avait donné à son père ‘Abdullâh. Puis c’est le Prophète qui en a hérité mais il a vécu, la plus grande partie du temps, chez son oncle Abû Tâlib. Après son mariage avec Khadîja il a déménagé chez elle. Cette maison est actuellement utilisée en tant que bibliothèque de La Mecque.

LA MONTAGNE D’ABÛ QUBAYS
Elle se situe à 100 mètres à l’Est de la Ka’ba. Elle fut le théâtre d’évènements historiques importants : Adam (p.s.l.) rapporta la première étincelle de feu de cette montagne, la Pierre Noire se posa sur elle après le déluge de Nûh, Ibrâhîm invita les gens à La Mecque depuis son sommet (Hajj, 22/27), le miracle de la lune fendue cité dans le Coran (sourate al-Qamar) se passa sur cette montagne.

DÂR AL-ARQÂM
La Maison d’Arqâm ibn Abû al-Arqâm (que Dieu l’agrée) était le quartier du Prophète (p.b.s.l.) pendant les premières années de la Révélation. Le propriétaire avait de grands objectifs ; il a donné sa maison au service du Prophète et des musulmans alors qu’il n’avait que seize ans. C’est dans cette maison, sur le flanc du monticule de Safâ, qu’il invitait les gens à l’Islâm. La majorité des premiers compagnons se sont convertis à l’Islâm dans cette maison, ‘Umar (que Dieu l’agrée) était le quarantième d’entre eux. Avec l’agrandissement de la Mosquée, la maison a été intégrée dans le périmètre de la Mosquée.